La fenêtre de tolérance : un outil simple pour mieux te comprendre
Il y a des matins où je me lève et tout me semble possible. Je réfléchis clairement, je gère ce qui se présente et je me sens ancrée. Et puis il y a les autres jours, ceux où je réagis trop pour pas grand-chose, ou au contraire, je ne ressens plus grand-chose du tout. Où je tourne en rond sans savoir pourquoi.
Pendant longtemps, j'ai cru que c'était une question de caractère, de discipline ou de volonté. Aujourd'hui, je sais que c'est souvent bien plus simple que ça.
Est-ce que tu prends tes décisions importantes depuis un état de clarté ou depuis un état de survie ? Dans cet article, je partage avec toi la fenêtre de tolérance, un concept développé par le psychiatre Dr Dan Siegel pour mieux comprendre comment notre système nerveux peut réagir face aux moments stressants. Simple, concret, et qui peut vraiment changer notre façon de nous observer... et d'agir.
C’est quoi la fenêtre de tolérance ?
La fenêtre de tolérance est un concept développé par le Dr Dan Siegel, que j'utilise régulièrement avec mes clientes pour les aider à se situer avant de prendre des décisions importantes. Parce qu'on ne prend pas les mêmes décisions selon l'état dans lequel on se trouve — et le reconnaître, c'est déjà un grand pas.
Voici comment ça fonctionne :
La zone optimale : là où on veut être
Dans cet état, on peut réfléchir clairement, ressentir ses émotions sans en être submergée, s'adapter, communiquer avec flexibilité. C'est là qu'on a le plus d’accès à ses ressources intérieures. Les bonnes décisions se prennent ici.L'hyperactivation : le système nerveux est en alerte
Dans cet état, on ressent de l’anxiété, de l’agitation, des ruminations, de l’irritabilité, de la colère, de la panique. Le système nerveux est en mode survie ; il réagit davantage qu'il ne réfléchit. Tout semble urgent, menaçant, incontrôlable.L'hypoactivation : le système nerveux est en retrait
Fatigue, vide, déconnexion, repli sur soi, ralentissement. Le système nerveux s'est mis en veille pour se protéger. On fonctionne, mais on n'est plus vraiment là.
Un concept développé par le Dr Dan Siegel
Contenu à titre informatif seulement — ne remplace pas un suivi professionnel.
Contenu à titre informatif seulement — ne remplace pas un suivi professionnel.
Ce qui rétrécit ta fenêtre de tolérance
Le stress chronique, la surcharge mentale, le manque de repos, les expériences difficiles accumulées. Plus on est épuisée, plus la zone optimale se rétrécit et plus on bascule facilement dans l'un ou l'autre des extrêmes.
La bonne nouvelle : reconnaître dans quelle zone on se trouve, c'est déjà sortir du pilote automatique. C'est choisir de répondre plutôt que de réagir. Et souvent, ce rétrécissement coïncide avec une période de transition plus profonde. Si tu traverses un questionnement professionnel en ce moment, je t'invite à lire mon article sur ce qu'on ne montre pas vraiment entre deux carrières.
Une question simple à se poser avant toute grande décision
Si la réponse est "état de survie", ce n'est pas le moment de décider. C'est le moment de revenir à soi d'abord. Une marche, un souffle, un moment de silence. Avant tout le reste.
C'est un des outils que je partage avec mes clientes pour les aider à mieux se connaître et à naviguer dans leurs transitions avec plus de clarté. Parce qu'on mérite toutes de prendre nos décisions depuis un endroit solide en nous. 🤍
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Source(s) mentionnée(s) dans l’article : Daniel J. Siegel, The Developing Mind.

