8 stratégies simples pour traverser les premiers jours d’un grand changement
On parle beaucoup de la décision de changer et beaucoup moins de ce qui se passe après, quand l’élan du début commence à s’effriter et que la réalité de ce qu’on a choisi nous rattrape. C'est là que souvent qu’on à tendance abandonne. Ce n’est pas par manque de volonté, mais parce que généralement nous n’avons pas les outils pour traverser ces moments difficiles.
Prenez le temps de recopier cette liste dans un cahier.
Ce simple geste peut être une forme de soutien intérieur, comme les premières pierres d’une structure.
Le jour où j’ai décidé d’arrêter de boire de l’alcool pour préserver ma santé, je n'avais pas de plan parfait. J'avais surtout une liste griffonnée dans mon carnet des petites choses concrètes pour passer à travers les moments difficiles. Certaines venaient de livres et d'autres de mon propre vécu. Bien sûr, ce n'est pas une méthode miracle, mais c’est ce qui a marché pour moi.
Faire la liste de ses vraies raisons d’arrêter de boire
Arrêter de boire, c’est avant tout une décision qui vient de l’intérieur et je crois qu’on peut y arriver quand on sait vraiment pourquoi on choisit ce chemin. Dans les jours qui ont précédé ma décision, j'ai pris le temps d'écrire mes vraies raisons et ce qui me motivait à arrêter. Cet exercice m'a aidée à me reconnecter à ce qui comptait vraiment pour moi : ma santé, mes rêves, ma famille et tout ce que j'espérais encore pouvoir vivre pleinement. Cette liste m’a accompagnée tous les jours, et il m’arrive encore de la relire pour me souvenir d’où je viens et de tout le chemin parcouru depuis.
Identifier les moments de la journée où c’est plus difficile
Pour moi, c'était le soir après le travail quand l’envie de décompresser se faisait sentir. C'était aussi les fins de semaine, pendant les apéros entre amis et les soupers de famille où le vin coulait à flot. Je savais que ces moments allaient être difficiles, alors j'ai appris à les anticiper. Je me prévoyais une activité dans les moments creux et si je devais sortir, j’apportais mes breuvages et je me donnais aussi la permission de quitter si j’en avais besoin. Connaître ses déclencheurs, c'est déjà se donner les moyens de les désamorcer. Ça ne les fait pas disparaître, mais ça enlève une partie de leur pouvoir!
Observer ses envies de boire
Derrière chaque envie de boire, il y a toujours un besoin. Parfois c’est la fatigue, le besoin de faire une vraie pause. Des fois c’est la faim ou simplement le besoin de réconfort après une journée difficile. Même dans les périodes où je consommais, j’ai appris à m’arrêter et à me poser cette question : qu'est-ce que je cherche vraiment en ce moment ? C’est simple, mais cette question m’a aidée à comprendre pourquoi j’avais le réflexe de boire lors de certaines situations. Et bien souvent, la réponse n'avait rien à voir avec l'alcool.
Trouver des activités de remplacement
Marcher, faire du yoga, écouter de la musique, lire, faire des casse-têtes… avoir une liste de choses simples auxquelles on peut se raccrocher est, selon moi, essentiel. Rien de compliqué, ni qui demande beaucoup d'énergie. Le but n'est pas de fuir tes émotions, mais juste de t’occuper le temps de laisser passer la vague. Parce que les envies passent, et même si elles sont parfois très intenses, elles ne durent pas.
Tenir un journal quotidiennement
Écrire dans un journal est une activité que je fais depuis très longtemps et c’est devenu mon ancrage principal dans mon cheminement. Au début, j'écrivais chaque soir ce qui avait été difficile durant la journée, ce qui avait bien été ou ce qui m'avait surprise. En plus d’aider dans la régulation de ses émotions, le journal permet aussi de voir ses progrès même les jours où on a l'impression de faire du sur-place. Relire ce qu'on a traversé devient un outil précieux.
Se traiter avec bienveillance
C'est peut-être le plus important de tout, et aussi le plus difficile. Ne pas se taper sur la tête quand ça ne se passe pas comme prévu. Ne pas vouloir tout régler en même temps. J'ai appris à me parler comme je parlerais à une amie qui traverse quelque chose de difficile : avec douceur, avec patience, sans attendre la perfection. Dis-toi qu’un jour sans boire, c'est un jour de gagné, peu importe ce qui s'est passé la veille.
S’entourer de personnes sobres
C’est profondément reposant de se retrouver avec des personnes qui comprennent ce qu'on vit, sans avoir à tout leur expliquer. Pour moi, c’était de participer à des rencontres et d’avoir des conversations honnêtes avec des femmes qui avaient fait le même chemin et qui parlaient de leur sobriété avec une joie que je voulais moi aussi ressentir. Et dans ce processus, j’ai aussi compris que je n’avais pas besoin d'un grand cercle social, mais juste de quelques personnes qui comprennent ce que je vivais et auprès de qui je pouvais être vraie.
Lire des livres sur le sujet
Les livres m'ont accompagnée comme des amis discrets, toujours disponibles et jamais envahissants. Plusieurs récits de vie m’ont aidée à mettre des mots sur ce que je vivais, à me sentir moins seule. Il y a quelque chose d’étrangement réconfortant dans le fait de lire l'histoire de quelqu'un d'autre et de s’y reconnaître. Ça rappelle qu'on n'invente rien, qu'on n'est pas la première, et que d'autres personnes ont traversé la même chose et s'en sont sorties. Il existe de nombreux livres sur le sujet, je t’invite à les découvrir!
En conclusion
Bien entendu, tu n’as pas besoin d'appliquer toutes ces stratégies en même temps. Prends celles qui te parlent et mets-les en pratique quand tu en as besoin. Commence par un ou deux éléments, ajuste au fil du temps. C'est comme ça que ça marche vraiment, un petit geste à la fois, un jour après l'autre.
Merci de m’avoir lue et de partager cet article!
Charlène x

